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Actifs numériques

Investir en crypto-actifs

Bitcoin, Ethereum et les autres crypto-actifs peuvent apporter une diversification, mais leur volatilité et leurs risques spécifiques restent très élevés. En 2026, leur encadrement européen a fortement évolué avec l’application complète du règlement MiCA.

RisqueTrès élevécapital non garanti
VolatilitéTrès fortevariations rapides possibles
RéglementationMiCAcadre européen depuis 2026
🆕 Ce qui change en 2026 Depuis le 2 juillet 2026, la période de transition entre l’ancien régime français PSAN et le règlement européen MiCA est terminée. Pour fournir des services sur crypto-actifs en France, un prestataire doit désormais être autorisé comme PSCA (prestataire de services sur crypto-actifs), directement ou via le passeport européen prévu par MiCA.

Bitcoin : l’actif numérique de référence

Créé en 2009, le Bitcoin (BTC) est le crypto-actif le plus ancien et le plus connu. Son offre maximale est programmée à 21 millions d’unités. Il est parfois présenté comme une forme de « réserve de valeur numérique », mais son cours reste très volatil et cette qualification ne constitue pas une garantie de stabilité.

Ethereum (ETH) constitue un autre actif majeur, avec un fonctionnement différent : son réseau permet notamment l’exécution de contrats intelligents et d’applications décentralisées.

Choisir une plateforme en 2026 : vérifier le statut PSCA

La notoriété d’une plateforme ne suffit pas. Depuis la fin de la période transitoire MiCA, il faut vérifier que le prestataire est autorisé à fournir ses services en France en qualité de PSCA.

✅ Vérification réglementaire Consultez la liste blanche de l’AMF ainsi que, si nécessaire, le registre européen de l’ESMA. Une autorisation obtenue dans un autre pays de l’Union européenne peut permettre au prestataire d’exercer en France via le passeport MiCA.
🔐 Sécurité Activez l’authentification à deux facteurs, utilisez un mot de passe unique et vérifiez les mécanismes de conservation proposés. Pour des montants importants, la conservation personnelle peut être envisagée, mais elle transfère entièrement à l’utilisateur le risque de perte des clés.
💶 Frais Comparez les frais d’achat/vente, les spreads, les frais de dépôt ou de retrait et, le cas échéant, les frais de conversion de devises.
⚠️ Autorisation ≠ garantie L’agrément MiCA impose des règles aux prestataires, mais il ne garantit ni la valeur des crypto-actifs ni l’absence de perte. Les crypto-actifs ne bénéficient pas d’une garantie comparable à celle d’un dépôt bancaire.

Fiscalité des crypto-actifs en France en 2026

📈 Plus-values d’un particulier Dans le cadre de la gestion du patrimoine privé, la plus-value imposable relève en 2026 du PFU de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Il est possible d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela est plus favorable.
🔄 Échange crypto → crypto Un échange entre actifs numériques sans soulte bénéficie d’un sursis d’imposition. L’imposition intervient notamment lors d’une cession contre une monnaie ayant cours légal, un bien ou un service.
🧾 Seuil de 305 € Lorsque le total annuel des prix de cession imposables du foyer fiscal n’excède pas 305 €, les cessions sont exonérées. Au-delà, l’imposition s’applique selon les règles normales.
🌍 Comptes à l’étranger Un compte d’actifs numériques détenu auprès d’une plateforme située à l’étranger peut devoir être déclaré avec la déclaration de revenus, notamment via le formulaire 3916-3916 bis.

Les situations de minage, de staking ou d’activité exercée dans des conditions professionnelles obéissent à des règles spécifiques. L’administration fiscale indique notamment que les revenus issus du minage ou du staking relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC). La fiscalité peut donc différer sensiblement d’un simple achat puis revente de crypto-actifs.

Les principaux risques

Quelle place dans un patrimoine ?

Les crypto-actifs ne devraient généralement représenter qu’une part limitée d’un patrimoine diversifié. Il n’existe pas de pourcentage universel : la proportion dépend de votre capacité à supporter une perte importante, de votre horizon et de la solidité de votre épargne de précaution.

Pour un débutant, il est généralement plus prudent de comprendre d’abord les actifs les plus établis, comme Bitcoin, plutôt que de multiplier les positions sur des projets plus petits et plus spéculatifs.

FAQ : questions fréquentes

MiCA rend-il les cryptomonnaies sûres ?
Non. MiCA encadre davantage les prestataires et certaines émissions de crypto-actifs, mais il ne supprime ni la volatilité, ni le risque de perte, ni les risques technologiques.
PSAN et PSCA, est-ce la même chose ?
Non. PSAN correspondait au régime français antérieur. Depuis juillet 2026, l’autorisation PSCA prévue par le règlement européen MiCA est devenue la référence pour fournir des services sur crypto-actifs en France.
Faut-il déclarer chaque échange Bitcoin contre Ethereum ?
Un échange crypto contre crypto sans soulte bénéficie d’un sursis d’imposition. Il reste cependant nécessaire de conserver un historique précis des transactions pour calculer correctement les plus-values lors des opérations imposables.
Une plateforme autorisée protège-t-elle contre une baisse du Bitcoin ?
Non. Le statut réglementaire concerne le prestataire ; il ne garantit pas le cours des actifs détenus.

Sources principales : Autorité des marchés financiers (MiCA et listes des PSCA) et impots.gouv.fr (fiscalité des actifs numériques, mise à jour juillet 2026). Les règles fiscales et réglementaires peuvent évoluer ; vérifiez les textes applicables à votre situation avant toute opération.