Le PER d’entreprise collectif, appelé PERECO ou PERECOL, permet de préparer sa retraite avec l’aide éventuelle de son employeur. Il peut recevoir de l’épargne salariale et des versements volontaires. Les sommes sont normalement bloquées jusqu’à la retraite, mais plusieurs sorties anticipées sont prévues.
Vérifié
Le règlement du plan fixe la règle d’abondement. L’employeur peut également prévoir un versement initial ou périodique sans versement préalable du salarié. L’abondement bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu dans les limites légales, mais reste soumis aux contributions sociales applicables.
Un salarié imposé dans la tranche marginale à 30 % verse 3 000 € volontairement et choisit de les déduire de son revenu imposable. Toutes choses égales par ailleurs, l’économie immédiate d’impôt est d’environ 900 €. Cet avantage n’est toutefois pas définitif : lors d’une sortie en capital, les 3 000 € déduits seront soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Exemple indicatif hors effet de la décote, du plafonnement de la déduction et des autres éléments du foyer fiscal.
| Origine des sommes | Capital versé | Gains | Principe en 2026 |
|---|---|---|---|
| Versements volontaires déduits | Imposé au barème progressif, sans abattement de 10 % | PFU de 31,4 % | L’avantage fiscal obtenu à l’entrée est repris à la sortie sur le capital. |
| Versements volontaires non déduits | Exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux | PFU de 31,4 % | Seuls les gains sont taxés. |
| Intéressement, participation et abondement | Exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux | Prélèvements sociaux de 18,6 % sur les gains (taux général 2026) | Gains exonérés d’impôt sur le revenu ; régime distinct de celui des versements volontaires. |
Une sortie en rente obéit à d’autres règles. Selon l’origine des versements, elle relève du régime des pensions de retraite ou de celui des rentes viagères à titre onéreux. La part imposable dépend alors notamment de l’âge et de l’origine des sommes.
À la retraite, un compartiment constitué d’intéressement, de participation et d’abondement comprend 10 000 € de versements et 2 000 € de gains. En sortie en capital, les 10 000 € sont exonérés. Avec 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains, ceux-ci représentent 372 €. Le montant net récupéré est d’environ 11 628 €, en l’absence de règle dérogatoire applicable.
Exemple simplifié fondé sur les règles et taux applicables en 2026. Les droits anciens, notamment certains transferts de PERCO, peuvent relever de taux historiques ; les versements obligatoires suivent d’autres règles.
Avant la retraite, un déblocage est possible notamment dans les cas suivants :
Pour l’achat de la résidence principale, les droits provenant d’éventuels versements obligatoires restent bloqués. La fiscalité du retrait dépend toujours de l’origine des sommes et de la déduction choisie à l’entrée.
Sauf choix différent du titulaire, le PERECO utilise généralement une gestion pilotée à horizon : l’exposition aux actifs risqués est progressivement réduite à l’approche de la retraite. Cette réduction du risque n’est pas une garantie du capital.
Lorsqu’un abondement est proposé, l’utiliser jusqu’à son plafond est souvent avantageux, sous réserve d’accepter le blocage et les risques des supports. Pour les versements supplémentaires, il faut comparer le gain fiscal immédiat, la fiscalité future, les frais et le besoin éventuel de récupérer l’argent avant la retraite.
Sources officielles consultées le 26 octobre 2026 : Service-Public — PER d’entreprise collectif, Service-Public — déblocage anticipé et ministère de l’Économie — épargne salariale. Les taux historiques peuvent s’appliquer à certains droits acquis avant 2018 ; les plafonds, taux et règles de sortie peuvent évoluer.