Trois façons très différentes de détenir de l’immobilier
Point important
L’immobilier est souvent déjà très présent
Une résidence principale peut représenter une grande partie du patrimoine d’un ménage. Acheter ensuite un bien locatif dans la même zone peut encore augmenter cette concentration immobilière et géographique.
Exemple
Patrimoine net de 250 000 €
La valeur nette d’un bien correspond ici à sa valeur estimée diminuée du capital restant dû. Si la valeur nette d’une résidence principale est de 200 000 € et que son propriétaire détient 50 000 € d’actifs financiers, environ 80 % de son patrimoine net est déjà exposé à l’immobilier.
Ajouter de l’immobilier n’est donc pas automatiquement synonyme de diversification. En présence d’un crédit, il faut également regarder séparément la valeur totale du bien et la dette : l’effet de levier peut amplifier les gains comme les pertes rapportés au capital personnel.
À ne pas oublier
Rendement, liquidité et frais
Le rendement brut ne suffit pas. La rentabilité doit aussi intégrer les frais d’acquisition, les charges, les travaux, la fiscalité, les périodes éventuelles sans locataire, les intérêts du crédit et les assurances. Elle doit être distinguée de la trésorerie réellement dégagée chaque mois.
L’immobilier est également moins liquide qu’un livret ou qu’un actif coté : vendre un bien ou des parts de SCPI peut prendre du temps, et le prix de revente n’est pas garanti.